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Le dessin (voir la stylisation byzantine)
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Ne rien entreprendre d'autre tant que le dessin n'est pas satisfaisant. Un bon dessin est la condition sine qua non d'une icône réussie. Dans la mesure du possible, ne pas innover et prendre le temps d'étudier la manière dont les grands maîtres ont traité le sujet choisi en consultant différents modèles dans des livres illustrés ou sur des cartes postales. Passer le dessin à l'épreuve du miroir, le laisser quelques jours exposé pour le reprendre plus tard et, si possible, demander l'avis d'iconographes plus expérimentés.
On peut améliorer son dessin en le calquant successivement et en le corrigeant autant de fois que nécessaire sur du papier de soie. Ce travail de recherche aidera grandement le dessin au pinceau qui constitue la première étape de l'ouverture de l'icône.
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Dessin de saint André.
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Une fois le dessin abouti, le reporter sur la planche. Pour ce faire, utiliser de préférence une mine rouge qui offre pour avantage d'être moins salissante que le graphite et de disparaître sous les couleurs excepté les teintes très claires.
Garder les dessins sur papier car ils serviront de références pour les étapes de la peinture. |
Remarquez que la planche doit être bien "remplie" pour augmenter la présence du personnage et que l'auréole mord le rebord dans la même but. De plus l'oeil droit est placé au centre de la planche, dans le but d'accentuer la force du regard vers le spectateur.
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La gravure
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La gravure s'effectue au moyen d'une pointe en métal dur. Les quincailleries ou les magasins des beaux-arts en proposent différents modèles, mais un porte-mine d'écolier muni d'un clou sans tête fera très bien l'affaire comme dans l'illustration ci-dessous...
La gravure ne doit pas être trop profonde. Pour gagner en précision, les traits seront gravés en tirant la pointe vers soi et en tournant la planche à chaque fois que l'on sent la maîtrise du trait nous échapper.
Le débutant gravera tout le dessin avec une attention particulière pour les traits du visage. Plus on acquiert de l'expérience en dessin et moins la gravure complète est nécessaire. Il suffit alors de graver la forme des mains et des pieds, l'emplacement des yeux, de la bouche et des parties à dorer. En fin d'opération, effacer les traces de dessin aux endroits gravés et conserver les traits non gravés qui disparaîtront sous les couleurs.
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La dorure
Dorer est un métier en soi et la maîtrise des différentes techniques de dorure ne s'acquiert qu'au bout de longues années de pratique. Les dorures que l'on observe sur les icônes peuvent être classées en deux grands groupes selon leur rendu final :
- La dorure polie qui donne une impression de miroir. Cette technique utilise un fond de terre (le bol d'arménie ou bolus) sur lequel est appliqué l'or libre en feuille. Le fond souple que constitue le bolus permet le polissage de l'or au moyen d'une agate sans qu'aucune griffure ou trace n'apparaisse une fois le travail achevé.
- - La dorure à la mixtion qui donne une lumière vivante et chaude à l'icône :
- La mixtion à l'huile (Sennelier, Lefranc) doit être diluée pour un tiers au White Spirit avant son application sur les parties à dorer et le temps d'attente pour la pose de la feuille d'or varie de trois à douze heures selon l'indication portée sur le flacon. On peut vérifier le moment opportun de la pose de l'or en faisant glisser le doigt sur la surface de la mixtion : si celle-ci est solide, qu'elle ne colle pas et que le doigt "crisse" en se déplaçant, la pose de l'or peut commencer selon la technique illustrée ci-dessous.
- La mixtion à l'eau : dont l'emploi est décrit ci-dessous...
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