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Canon 82 :
Sur quelques peintures on trouve l'agneau montré par le doigt du Précurseur; cet agneau a été placé là comme type de la grâce, faisant voir d'avance pour nous, à travers la loi, l'Agneau véritable, le Christ notre Dieu. Honorant assurément les figures et les ombres en tant que symboles de la vérité et ébauches données en vue de l'Eglise, nous préférons la grâce et la vérité, en recevant cette vérité comme l'accomplissement de la loi. Nous décidons donc que désormais cet accomplissement soit marqué aux regards de tous dans les peintures, que soit donc érigé à la place de l'agneau antique, sur les icônes, selon son aspect humain, celui qui a ôté le péché du monde, le Christ notre Dieu. Par cela nous comprenons l'élévation de l'humilité de Dieu le Verbe, et nous sommes conduits à nous remémorer son habitation dans la chair, sa passion, sa mort salvatrice et, par là même, la délivrance qui en a résulté pour le monde.
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